Déjà une semaine que nous sommes rentrés à la maison après un séjour morbihannais et une courte halte au bord de la Loire à Candes-Saint-Martin. Le plateau ressemble à la steppe. Dans le jardin, l’herbe s’est transformée en paille. Les tomates n’ont pas poussé. Des pieds de framboisiers sont morts. Sur la terrasse, la glycine n’en finit pas de lancer ça et là quelques branches fleuries. Les feuilles du rhododendron sont desséchées. Je n’ose pas trop m’attarder sur le grand sapin qui ombrage partiellement le devant de la maison et qui sert de refuge à de nombreux oiseaux. J’ai peur qu’il n’ait pas survécu à ce nouvel été caniculaire. Avant de m’installer devant l’ordinateur, j’ai regardé deux jeunes moineaux reconnaissables à leur duvet épais prendre un bain dans l’une des grandes soucoupes que je laisse à leur intention près du magnolia. Alto est étendu sur le carrelage de l’entrée. Cookie doit être au pied du mirabellier.

Pour ce nouveau séjour en Bretagne, j’aurais volontiers retrouvé le Finistère sud, cette fin de la terre dans laquelle plongent nos racines paternelles. J’aime tant les plages s’étirant à perte de vue, les dunes de sable fin et blanc, les impressionnants calvaires granitiques sculptés se dressant non loin d’églises semblant tout droit sorties d’une légende celtique, l’atmosphère tellurique et les chemins creux.

Stéphane a préféré opter pour le Morbihan dont il avait, par le passé, aimé la douceur et les couleurs plus méditerranéennes, plus proches des vacances passées dans sa famille en Corse, à Porquerolles, en Grèce ou sur des îles espagnoles.

La veille de notre départ, notre jeune berger australien, n’avait rien perdu des préparatifs. Il avait suivi dans tous ses mouvements Stéphane mettant de côté les deux tentes et le matériel de camping ou soumettant nos vélos à un véritable contrôle technique. Les nôtres sont désormais des antiquités! Au siècle dernier, en 1998, ils ont été assemblés par un spécialiste non loin de Saint-Etienne. Ils ont voyagé en avion de Lyon à Auckland en passant par Paris. Ils ont essuyé les assauts du vent et la pluie torrentielle sur la côte ouest de l’île du Sud. Ils ont connu les chemins serpentant entre les vignes dans le Gard avant de s’acclimater à la vie sur le plateau et le long des canaux. Ils étaient de l’aventure dans le Finistère sud voici deux ans. Les enfants nous les ont souvent empruntés. Quand notre nièce, Boucle d’or, vient à la maison, elle me demande toujours de l’emmener voir les animaux des environs en vélo. Elle est heureuse de poser un coussin sur le porte-bagage et de s’y installer.

Le matin du départ, Alto serait ravi de s’installer à côté de Victoire, notre fille cadette, mais il va rester à la maison. C’est Louis qui va veiller sur lui et sur le chat. Ce périple ne tentait pas notre fils qui partira plus tard en Croatie avec deux de ses amis. Quant à notre fille aînée, elle travaille encore et ira, dans quelques jours, marcher dans le parc de la Vanoise avec Thomas et les siens.

Il fait très chaud quand nous détachons les vélos et vidons le coffre de la voiture. Pour cette première nuit à Séné, nous montons les tentes dans le genre de camping que je n’aime pas du tout: dans une piscine s’ébattent en hurlant des enfants, de nombreuses activités sont prévues pour distraire les clients. A marée basse, une forte odeur d’hydrogène sulfuré se dégage des tapis d’algues vertes en décomposition. Pointe du Bill, la plage est étroite et l’eau de mer trouble. Je fais l’impasse sur la baignade.

Nous allons passer la soirée à Vannes. Beaucoup de touristes et de moustiques. Nous retrouvons la ville préférée de ma marraine avec son port de plaisance, ses maisons colorées à colombages, ses fortifications, ses jardins à la française, ses grandes halles et ses boutiques très élégantes. Nous montrons à Victoire la maison que nous avions visitée à un moment où nous avions envisagé de venir vivre ici.

Stéphane et moi avions conservé un merveilleux souvenir d’un dîner avec ma soeur dans une crêperie le soir d’Halloween. Nous nous étions régalés d’une galette aux noix de Saint-Jacques flambées au cognac et servies sur un lit de poireaux revenus dans de la crème fraîche. Parfois, il faudrait avoir la sagesse de ne pas chercher à remettre ses pas dans ceux du passé. La crêperie est toujours là, mais plus de dix-huit ans se sont écoulés. Nous n’avons pas pensé à consulter les avis laissés par les clients. Erreur fatale! La galette est molle et froide. Deux noix de Saint-Jacques s’offrent sans gourmandise au milieu de bouts de poireau insipides. Nous décidons malgré tout de laisser une chance à une crêpe sucrée. Elles arrivent froides et sèches. Elles ont été préparées en avance et réchauffées dans une poêle presque sans beurre. Le personnel est absolument charmant et nous les plaignons car ils doivent absorber toutes les critiques de la clientèle. Au moment de régler, je ne peux pas m’empêcher de raconter à l’employée le souvenir merveilleux que nous avions conservé de cet endroit et, aussi, de lui glisser que toute ma famille paternelle est du Finistère et que je fais des crêpes depuis que j’ai six ans. Je souris quand elle nous explique qu’au déjeuner, une dame originaire du Finistère était très en colère…

Quand nous franchissons l’entrée du camping, nous sommes accueillis par la voix d’un chanteur reprenant, depuis une grande tente blanche, le tube de Pierre Bachelet Les Corons.

Nous quittons Séné pour Arradon et nous installons dans un camping municipal aussi calme qu’agréable. Pas de piscine, pas de karaoke, mais de magnifiques chênes dont l’ombre est une bénédiction. La mer est encore basse quand nous décidons d’aller nous baigner à la plage de Kerbilouet. Peu de place sur la bande de sable. Beaucoup de vase au fond de l’eau brune. Sans mes lunettes, je suis incapable de voir tous les crabes qui se promènent mais j’entends des enfants s’écrier: « Il y a des crabes énormes! ». Si Stéphane et Victoire se baignent, une nouvelle fois, je renonce.

Après le dîner et tandis que, lentement, le soleil décline, nous rejoignons la pointe d’Arradon. Nous passons devant de magnifiques propriétés dans les jardins desquels s’élancent de très beaux pins maritimes dont les larges troncs abritent des pièges pour les chenilles processionnaires. Moment de grande quiétude depuis la cale où un couple partage une pizza. Le soleil glisse au-dessus de la mer. La lumière est dorée.

En face de nous, l’île aux Moines sur laquelle nous avions passé une semaine à la Toussaint avec le trio, notre maman, nos neveux et notre Fantôme qui avait seulement quelques mois.

Jeudi 30 juillet, nous allons parcourir notre plus grand étape du circuit: 56 kilomètres pour rejoindre Saint Pierre Quiberon sur la presqu’île. Nous allons emprunter la piste cyclable qui suit la nationale. Stéphane et Victoire pédalent le plus souvent assez loin de moi. J’ai beau appuyer du mieux que je peux sur mes pédales, je reste à la traîne, si bien que j’ai le sentiment de rouler seule au bord d’une autoroute. Nous faisons une halte dans la très belle ville d’Auray. Nous déjeunons dans un restaurant qui donne sur le port. Nous y accédons par une rue piétonne qui descend très raide en appuyant fortement sur nos freins. Nous regrettons de ne pas avoir le temps de nous promener dans Auray pleine de vie et de charme. Nous n’irons pas plus découvrir le sanctuaire de Sainte Anne d’Auray qui accueille le plus grand pèlerinage breton. Le soleil réapparaît au moment où nous nous remettons en scelle. La route qui mène à Saint Pierre Quiberon est interminable et le flot des voitures ininterrompu.

Comme toujours, en arrivant, nous nous empressons de monter les tentes, de gonfler matelas et oreillers, de dérouler draps et sacs de couchage. Ce n’est qu’après que nous enfilons nos maillots de bain et mettons le cap sur une anse à laquelle on accède après avoir marché entre les dunes. Cette baignade est délicieuse. On sent tout de suite les bienfaits de l’eau salée sur le corps après l’étape de la journée et l’exposition au soleil. La mer remonte très vite avalant les architectures de sable réalisées par les enfants. Le vent est frais. Après un apéritif au camping, nous allons partager une pizza à la terrasse d’un restaurant dans Saint Pierre Quiberon.

Vendredi 31 juillet: 27 ans de mariage. Nous nous réveillons sous une tente et je me rappelle la toute première fois que j’ai partagé une nuit similaire avec Stéphane. C’était en septembre 1998. Je lui faisais découvrir « ma » Bretagne. Nous avions déjà nos vélos. Nous avions organisé un campement sauvage près de l’océan. Plus tard, il avait organisé des fiançailles surprise avec une partie du clan Guillou, à Bénodet. Je n’oublierai jamais notre traversée d’Audierne à l’île de Sein. Les nuages avaient la couleur de l’encre. La mer d’Iroise moutonnait. Sur le bateau, un défunt dans son cercueil que ses proches accompagnaient jusqu’à sa dernière demeure. Il ne manquait plus que la silhouette fantomatique de L’Ankou se tenant à la proue du navire et des farfadets asticotant le capitaine pour compléter un tableau diablement breton!

Sur le chemin qui nous conduit à Carnac, nous nous arrêtons à l’abbaye bénédictine de Saint-Michel de Kergonan. Cette grande bâtisse aux murs blancs a été fondée en 1898 par Mère Cécile Bruyère, abbesse de Sainte-Cécile de Solesmes. Quand nous pénétrons dans l’abbaye après en avoir poussé la lourde porte en bois, nous sommes frappés par la propreté des lieux et respirons une douce odeur de cire d’abeille. Dans la boutique, derrière son comptoir, une religieuse nous accueille tout en nous glissant avec une pointe d’humour: « Je suis au regret de vous annoncer que vous n’avez que cinq minutes pour découvrir nos produits, mais, en cinq minutes, on a déjà le temps de voir beaucoup de choses. « . Les  vingt-cinq soeurs fabriquent des engrais naturels et réalisent des confitures, des biscuits à l’épeautre et du vinaigre de cidre biologique. La recette des biscuits est inspirée de celle de sainte Hildegarde qui date du XIIe siècle !

Après avoir déplié nos tentes entre Carnac et la Trinité-sur-Mer, nous rejoignons sur leur voilier un couple d’amis que nous n’avons pas vu depuis longtemps. Avec Nelly, Xavier et leurs enfants nous avons partagé des séjours dans le Finistère sud et une randonnée sur le chemin de Stevenson avec des ânes. Quelle joie de les retrouver, qui plus est, sur l’eau et dans ce port mythique!  Si leur fille a beaucoup grandi, elle n’a pas changé et son petit copain est aussi passionnant que charmant. Faute d’avoir trouvé une table pour le dîner, nous rions autour d’un plat de coquillettes de blé complet au beurre. La nuit tombe quand nous remontons sur nos vélos. Tout est calme au camping.

En ce premier jour d’août, le camping se remplit aussi vite qu’il se vide. Hier, des vacanciers au teint hâlé rangeaient leurs affaires. Aujourd’hui, les visages pâles installent les campings-cars, déploient leurs grandes tentes. Je suis toujours fascinée par la manière dont les vacanciers recréent de vraies maisons. Stéphane a raison quand il dit que la joie du camping croise deux jeux venus de l’enfance: la cabane et la dînette. Nombreuses sont les personnes qui déploient des lampions au-dessus de l’endroit où ils prennent leurs repas. Certains ont des plantes vertes, des tableaux, voire un grand réfrigérateur. Des couples retraités s’installent pour plusieurs mois et accueillent les membres de leurs familles et leurs amis.

Je me rappelle l’une de mes jeunes patientes qui m’avait raconté que depuis sa naissance sa soeur et elle passaient trois semaines dans le même camping avec leurs grands-parents maternels et leurs parents. Leurs grands-parents y avaient leurs habitudes depuis quarante ans. Sa meilleure amie était la petite-fille d’une amie de sa grand-mère. A son tour, elle s’imaginait aller au même endroit avec ses enfants quand elle serait maman. Elle voulait leur offrir cette incroyable liberté qu’elle avait ressentie l’été et la joie de retrouver des amis d’une année sur l’autre.

Nous roulons jusqu’à l’embarcadère de Locmariaquer pour rejoindre Port-Navalo. Tous les passagers sont des cyclistes transportant leur maison dans des sacoches. Le capitaine est secondé par une jeune femme charmante et un labrador couleur sable. On est bien sur l’eau. Nous aurions volontiers navigué plus longtemps. Bain délicieux dans une eau claire et fraîche depuis une grande plage bordée par une dune protégée. Stéphane nous invite à dîner dans le restaurant du golf tenu par une famille ukrainienne qui a inséré dans la carte un petit mot plein d’humour.

2 août, nous traversons Saint Gildas de Ruhys où se tient un grand marché attirant beaucoup de vacanciers. Nous déplions nos tentes dans un camping très agréable. Nous y passerons deux nuits et profiterons davantage de la plage tout en allant visiter la jolie ville de Sarzeau. Un superbe eucalyptus s’élève à l’entrée du camping. Un mot explique qu’il a été planté voici soixante ans et qu’il a été récemment classé comme « arbre remarquable ». Il sent délicieusement bon. Son odeur me rappelle la Nouvelle-Zélande et la Balagne. Après un délicieux dîner, nous nous installons sur la plage pour assister au coucher du soleil. La mer a fini de remonter. Un père et son fils pêchent tandis que leur chien s’amuse à creuser des trous dans le sable humide et à s’y rouler. Nous pensons à Alto et aux tranchées qu’il a faites dans plusieurs endroits du jardin.

4 août, notre maman a fêté son anniversaire hier et nous l’avons tous appelée. Elle est dans le Gard dans la bonne et vieille maison de Pont. La chaleur y est écrasante. Ce matin, nous nous arrêtons devant le château du Suscinio, domaine estivale des ducs de Bretagne. Adolescente, ma marraine l’a connu en ruines. En cinquante ans, le département du Morbihan a investi plus de 10 millions d’euros pour la restauration de la forteresse datant du XIIIe siècle. Il doit certainement sa renaissance à Prosper Mérimée qui, en 1840, l’avait fait classer sur la liste des monuments historiques. Les ruines lui rappelaient celles d’Aigues-Mortes. Nous dormons au Tour-du-Lac. Le ciel s’ennuage. Premier grain du séjour. Dîner dans un ancien autobus de la ville de Vannes reconverti en food truck.

5 août, dernier jour dans le Morbihan. Nous empruntons une nouvelle fois un bac de Saint-Armel à Séné. Pique-nique sur la place près de l’église, sous le regard tendre et malicieux d’Ernestine Morice pêcheuse de palourdes qui n’avait pas appris à nager. Nous regagnons la voiture qui stationne non loin du moulin à marée de Cantizac.

Trois heures plus loin, nous installons notre petit campement au bord de la Loire, dans un camping à Candes-Saint-Martin. Les propriétaires, charmants, offrent aux vacanciers différents modes d’hébergement: grandes tentes très Out of Africa,  petites maisons dans les arbres, roulottes ou encore vieilles gabares. Il règne ici une ambiance tiers-lieu.

Nous enfourchons nos vélos et partons découvrir l’abbaye royale de Fontevraud qui abrite un musée d’art contemporain. L’abbaye a été fondée en 1101 par Robert d’Arbrissel, moine et ermite breton et elle devait recevoir une communauté de femmes et d’hommes. L’abbaye est rapidement devenue la plus grande communauté de moniales contemplatives d’Europe. Elle a pu accueillir jusqu’à 700 personnes. Aliénor d’Aquitaine en fera la nécropole des Plantagenets. Après la Révolution française, les bâtiments devenus des biens nationaux sont convertis par décision de Napoléon en prison et en manufacture. La prison ferme ses portes en 1963.

Commence alors une nouvelle période pour l’abbaye dont les activités s’organisent désormais autour de la création contemporaine, la musique, des expositions et des conférences. J’ai beaucoup de plaisir à découvrir les photos de l’exposition qui montre comment la peinture est venue influencer la photographie.

5 août, nous rangeons nos affaires, accrochons les vélos à l’arrière de la voiture et partons visiter le château d’Ussé dont les fortifications sont l’oeuvre de Vauban et les jardins ont été dessinés par Le Nôtre. Le château a une histoire vieille de mille ans. Avant de devenir cette large demeure construite en pierre de tuffeau, il a été une forteresse voulue par Gueldin Ier. A partir du début du dix-neuvième siècle, c’est Félicie de Duras, comtesse de la Rochejaquelin, qui donne à Ussé sa physionomie actuelle en faisant construire la galerie néogothique. N’ayant pas eu d’enfant, elle lègue Ussé à son neveu Bertrand de Blacas. C’est la même famille qui entretient et fait vivre le domaine. Ussé inspirera à Charles Perrault sa Belle au Bois Dormant.

Je suis impressionnée par les deux cèdres du Liban ramenés de Terre sainte en 1817 par Chateaubriand pour son amie Claire de Kersaint, épouse du duc de Duras. Pendant la visite, j’apprends que Pendant la Seconde Guerre mondiale, le château d’Ussé a servi de dépôt de repli, notamment pour une partie des collections de la BNF et de la bibliothèque du Sénat.

 

La visite d’Ussé aurait nécessité plus de temps, mais Victoire souhaitait déguster des vins et nous avons rendez-vous à 12h30 au château de Minière. La propriété appartient, comme le château de Suronde, à une femme belge Kathleen Van den Berghe et à son mari. Ingénieure en génie civile, Kathleen Van den Berghe s’est lancée dans l’aventure du vin avec le soutien moral et financier de son compagnon. Elle est la première femme belge a avoir obtenu le diplôme le plus prestigieux dans le domaine du vin: le master of wine. Nous prenons place dans une grande pièce lumineuse. Julie va nous guider dans cette découverte des vins des deux vignobles. Nous goutons dix vins en commençant par un AOC Crémant de Loire rosé pour finir avec un moelleux liquoreux en passant par des vins blancs, rosés et rouges. Nous vivons un moment très agréable et repartons avec quelques bouteilles.

A la maison, Louis et les animaux sont heureux de nous retrouver. Victoire a survécu à ce séjour avec ses parents. Nous n’avons pas forcément passé des nuits de rêve, mais nous n’avons plus pensé à rien. J’étais triste que la chaleur ait eu raison des fougères et des massifs d’hortensias.

Maintenant, j’ai renoué avec mon cabinet et remplacé mes sabots par des espadrilles. Les sacs de couchage et les draps sèchent au soleil. Dans un peu moins d’une heure, ce sera le début de l’éclipse solaire. Faute de lunettes, nous ne pourrons pas l’admirer. Tout à l’heure, une patiente m’a dit qu’on pouvait utiliser un masque à souder. Nous n’avons pas cet article en magasin. Nous nous installerons dans le jardin pour capter l’ambiance propre à ce moment si particulier. Quand la nuit sera complètement tombée, nous observerons le ciel pour y voir filer des étoiles et ferons des voeux.

Très bon mois d’août à vous toutes et tous!

Anne-Lorraine Guillou-Brunne

 

Annelo

Une vocation pour l'enseignement pratiqué à l'Université, la passion de la transmission, un attachement viscéral à Paris, un amour des mots, de la correspondance, plus de douze déménagements depuis ma naissance, un tour du monde d'un an sur un mode sportif, une nature très joyeuse avec des accès de mélancolie soudains, une thèse de droit privé non achevée sur le don humain après une gestation de plus de huit ans, trois enfants, une incapacité à accepter les académismes, un esprit trop libre pour entrer dans les cases, un besoin d'engagement citoyen fort, la pratique du vélo tous les matins avec Fantôme, notre berger australien, une approche contemplative de la nature et une volonté, dans la droite file d'Alain, de laisser, en moi, l'enfant déployer ses ailes. Sophrologue analyste et pédagogique depuis huit ans. Un récit de nouvelles "Maintenant qu'on est là" publié en 2014.

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Chronique d’un séjour à vélo entre le Morbihan et le Val de Loire