Vendredi, le thermomètre affiche 38 degrés quand Victoire et moi quittons la maison. J’aurais aimé pouvoir garer la voiture à l’ombre d’un arbre sur le parking de la gare, mais je n’en trouve pas. Avant de déposer un sac et une valise dans le coffre, nous savions que le train était annoncé avec une heure de retard. Maintenant, il faut compter presque deux heures pour gagner Paris. Depuis plusieurs jours, la chaleur et les incendies perturbent la circulation des trains dans l’hexagone. Un omnibus est à quai. Il va partir à 16h02 et arrivera à la gare de Lyon à 17h40. Nous décidons de monter à bord et de profiter de la fraîcheur toute relative de la climatisation. Peu de passagers. Un jeune homme a retiré ses baskets et ses chaussettes pour faire respirer ses grands pieds qui reposent sur le fauteuil en face de lui. Pour éviter que je parle dans le vide, Victoire m’avertit qu’elle va écouter de la musique tout en faisant défiler des vidéos sur son portable.

Je tire de la poche située sur le dessus de ma valise, le roman d’Alice Zeniter Frapper l’épopée. Je quitte la France métropolitaine et suis propulsée à des milliers de kilomètres, dans l’océan Pacifique, en Nouvelle-Calédonie. Je suis le quotidien de Tass, une jeune kanak, partie étudier sur le continent en vue de devenir journaliste et retournée sur son île natale pour y enseigner les lettres modernes à des lycéens.

A chaque arrêt marqué par l’omnibus, le wagon se remplit. A Melun, plus une place disponible. La chaleur augmente brutalement. Je me sens comme les élèves de Tess lesquels, dans une salle de cours trop chaude, peinent à se concentrer. Je referme le livre. Il retrouve sa place sur le dessus de ma valise rouge. Victoire sort de sa bulle. Nous arrivons gare de Lyon. Des passagers attendent leur train quand des Parisiens se laissent happer par l’escalator qui les conduit dans les entrailles de la terre. Des femmes font danser des éventails. Des jeunes cherchent à se rafraichir avec de minis ventilateurs que les fabricants déclinent dans toutes les couleurs. Un nouveau concept pourrait faire fureur: harmoniser tongs et ventilateurs.

A la station Jules Joffrin, Victoire me dit aimer passer devant la mairie du 18ème arrondissement pour y admirer les tenues des futures mariés. Je plains les couples qui s’unissent en période de canicule: supporter la chaleur de vêtements trop épais, une coiffure sophistiquée, du maquillage, des chaussures à talons souvent fermées, devoir embrasser des dizaines de joues collantes, faire bonne figure jusqu’à une heure avancée de la nuit et attendre l’aube pour sentir monter un peu de fraicheur. Ma soeur, Boucle d’Or et Miyu sont dans le Gard. Nous allons profiter de leur appartement. Nous veillerons sur les plantes. Notre aînée est déjà là. Elle a eu la gentillesse d’aller faire quelques courses après avoir été s’occuper de ses patients.

Nous rejoignons Cerise, une amie de ma soeur et la marraine de sa première fille. Chez Rita, nouveau nom du Refuge, situé en face du métro Lamarck-Caulaincourt, nous nous installons à l’ombre d’un parasol sur des chaises en rotin de la maison Gatti reconnaissables à leurs pieds en rotin et leurs cannages dont les couleurs et les motifs varient. Cerise arrive portant une très jolie robe décorée de coquelicots. Ces fleurs des champs que j’ai tant de plaisir à contempler et à photographier me font penser à l’univers pictural de Cerise unissant plantes, coeurs et corps de femmes dans des tons vifs et chauds. Nous levons nos verres de rosé de Provence aux notes brillantes de Cerise qui a eu le courage de se relancer dans un master 2 et se demande si elle ne va pas s’inscrire en thèse.

La nuit est très chaude. Il faut attendre six heures du matin pour qu’un air frais s’invite par les fenêtres grandes ouvertes. Avant que le bruit de la circulation ne s’impose, j’entends chanter les oiseaux. A la maison, depuis plusieurs jours, je remplis des coupelles d’eau et j’ai recommencé à leur donner des boules de graines et graisse. Ils sont de plus en plus nombreux à venir boire et manger. Depuis la fenêtre de la salle de bains, je peux rester de longs moments à les observer. Voici quelques jours, j’ai repêché à la surface de la piscine deux papillons demi deuil. Je les ai récupérés avec l’épuisette et ai posé cette dernière sur la table à l’ombre de la glycine. Quelques heures plus tard, ils ont pu quitter la toile bleue. Je leur ai apporté des fleurs qu’ils ont butinées avant de prendre leur envol. Ce petit sauvetage m’a rendue très heureuse!

Victoire et moi reprenons le métro à Jules Joffrin. De deux voitures sortent des femmes et des hommes très élégants. Les hommes sont en costume et les femmes portent de longues robes moulantes ou vaporeuses. L’une d’elle s’asperge massivement d’un parfum fortement vanillé. Devant la mairie, tout un groupe patiente. Les petits garçons arborent des chapeaux de paille et les petites filles tiennent un panier rempli de pétales de rose. La journée sera longue pour les mariés et leurs proches. Le 31 juillet, cela fera 27 ans que Stéphane et moi nous sommes mariés par une très chaude journée, au pays des grenouilles et des toits vernissés. Nous fêterons nos noces d’acajou, essence de bois pour moi définitivement associée à mon enfance martiniquaise. Nous serons dans le Morbihan avec Victoire, la seule du trio disponible pour un périple à vélo et sous tente.

Nous sortons de terre à la station Champs-Elysées Clemenceau. Nous n’attendons pas longtemps avant d’entrer dans le Grand Palais dont les espaces ont été entièrement repensés. Victoire et moi étions curieuses de découvrir l’oeuvre de Hilma af klint, peintre et théosophe née en Suède en 1862. Diplômée de l’académie des Beaux-Arts, elle mène une double vie artistique. Dans la première, elle peint des sujets de facture classique et, dans la seconde, elle s’affranchit de tous les codes en vigueur à son époque pour être désormais considérée comme la pionnière de la peinture abstraite. Intimement persuadée que ses contemporains ne pourraient pas comprendre son travail, par testament, elle lègue à son neveu Erik af Klint plus de 1 200 œuvres abstraites et 124 carnets totalisant plus de 26 000 pages, en stipulant que celles-ci ne devront pas être divulguées avant un délai d’au moins vingt ans, conservées dans leur intégralité et jamais vendues. Il faudra attendre 1986 pour que ses toiles soient exposées. Le Grand Palais donne à voir un travail que l’artiste a mené de 1906 à 1915 et qu’elle avait nommé les peintures du Temple. Il s’agit d’un ensemble de dix séries comptant 193 tableaux.

Ce travail est lié à une aventure à la fois collective et spirituelle. A partir de 1896, Hilma af Klint s’entoure de quatre amies artistes pour donner naissance au groupe De Fem qui, en suédois, signifie « Les Cinq ». Adeptes du spiritisme, mouvement très en vogue à l’époque, elles disent recevoir des messages d’esprits qu’elles transcrivent en dessins tracés de manière automatique. L’un des ces esprits appelé « guide » aurait confié à Hilma la mission de peindre pour un « temple ». Hilma et ses amies vont puiser du côté des religions et de l’ésotérisme tout un répertoire de symboles, de spirales et de cercles. Vivant en couple avec sa compagne Thomasine Anderson, Hilma représente souvent dans ses toiles un troisième genre figuré par la couleur verte née de l’union du jaune féminin et du bleu masculin.

Victoire et moi avons particulièrement aimé sa série intitulée Les dix plus grands représentant les quatre âges de la vie, de l’enfance à la vieillesse. Peintes selon la technique ancienne de la tempera, les toiles dépassent les trois mètres de haut. Sur des fonds orange, bleus ou mauves, Hilma a imaginé des corolles, des cercles, des spirales et des lettres de l’alphabet. Victoire a préféré les toiles peintes sur des fonds oranges incarnant la jeunesse quand j’étais plus sensible aux toiles dans lesquelles dominait le mauve et figurant l’âge adulte.

Nous étions heureuses de découvrir l’oeuvre d’une peintre dont nous ignorions tout et qui avait de son vivant fait le choix de s’invisibiliser deux décennies pour laisser à ses contemporains le temps de pouvoir accueillir son travail. Quand nous sortons du Grand Palais, nous sommes aveuglées par la lumière du soleil se réfléchissant sur le sol blanc. Nous faisons un rapide passage au Petit Palais où sont exposés des oeuvres de street art qui ne nous passionnent pas. Nous descendons l’avenue des Champs-Elysées le long de laquelle ont été installées les tribunes pour le défilé du 14 juillet. Déjeuner au Pain quotidien, place du marché Sainte-Catherine. Céleste nous a chargées d’une mission: lui trouver une paire de tongs dans une boutique située dans le forum des Halles ou rue de Rennes. Nous marchons jusqu’au forum cherchant l’ombre. La boutique a été dévalisée. Les paires que convoitait Céleste sont en rupture de stock.

Avant d’entrer au Jeu de Paume, Victoire et moi nous trouvons dans le jardin des Tuileries deux fauteuils et nous installons à l’ombre d’un marronnier. De nombreux groupes de touristes pique-niquent joyeusement quand des Parisiens éprouvés par les nuits de canicule sont plongés dans une sieste salvatrice. Des enfants s’amusent dans l’aire de jeux où nous conduisions le trio lors de nos escapades parisiennes. Dans le manège, une petite fille aux joues rouges se démène pour attraper la queue du singe. Personne autour du grand bassin. Pas un seul pigeon, pas de voilier évoluant sur l’eau. Trois canards passent à notre droite en se dandinant. J’aurais aimé voir la vasque des Jeux olympiques s’élever dans le ciel à la nuit tombée. Ce sera pour une prochaine fois.

Aucune file d’attente devant le musée et une fraicheur exquise dans le bâtiment. On devait offrir aux personnels des musées climatisés d’y passer la nuit. Voici quelques mois, j’ignorais tout d’Hilma af Klint et de Madeleine de Sinéty. Ce sont ses photos que nous sommes venues découvrir. L’exposition se décompose en cinq parties: les cheminots conduisant les dernières locomotives à vapeur, le quartier de Montparnasse au moment de la construction de la tour, ses dix ans dans un petit village breton, New York et les activités du Meatpacking District et le quotidien des habitants du Maine.

Née en 1934 dans le château familial de Valmer, dans la vallée de la Loire, Madeleine de Sinéty y passe son enfance. Après sept années chez des religieuses, elle entre à l’École nationale des arts décoratifs de Paris. La propriété de Valmer ayant brûlé, ses parents s’installent au château de Passay situé dans un village sarthois. Mariée à un journaliste, Madeleine de Sinéty est illustratrice pour des magazines et des journaux. Elle aurait pu continuer sa vie de Parisienne évoluant dans un milieu replié sur lui-même mais elle divorce et fait la connaissance de Daniel Behram, journaliste américain et rédacteur scientifique à l’UNESCO. Elle s’offre son premier appareil photo et tous deux réalisent un reportage sur les conducteurs des dernières locomotives à vapeur. Capable de prendre des décisions radicales, elle tombe sous le charme d’un petit village d’Ille-et-Villaine et décide de s’y installer. Elle quitte Paris et son métier d’illustratrice. Pendant huit ans, elle va vivre au rythme de la vie à la campagne. Elle fait la connaissance de Maria Touchard et de sa petite-fille, Madeleine, qui vont lui permettre de trouver sa place dans cette communauté qui ne compte pas plus d’une vingtaine de fermes et de 500 âmes. Elle participe aux moissons, aide au glanage des pommes et des noix, assiste aux vêlages et aux poulinages. Elle tisse des liens privilégiés avec des habitants dont elle immortalise avec son appareil photo le quotidien. Dans des cahiers, elle consigne ses journées. Elle note ses impressions. Sa plume est aussi sensible que son regard. A la mairie, elle organise des projections pour la communauté villageoise.

Enfant, à Valmer, il lui était fait interdiction d’entrer en contact avec la famille de la ferme. Elle s’est affranchie d’un grand nombre d’interdits. Elle est certainement heureuse de voir grandir dans ce village Thomas, son premier fils né en 1976. En 1980, après la naissance de Peter, son second fils, la famille quitte la France et part s’installer aux États-Unis, d’abord en Californie puis dans le Maine. Elle continue à photographier la vie quotidienne de ceux qui l’entourent tout en travaillant sur son projet en lien avec les huit années passées dans le petit village breton.

En 1986, on lui diagnostique un cancer du sein et en 1990, son mari est emporté par un cancer du poumon. Pour subvenir aux besoins de sa famille, elle réalise des photos de mariage. La BNF expose les photos qu’elle a prises à Poilley, en Bretagne. Son second fils meurt en 2006 et son cancer récidive. Elle disparaît en 2011. Elle laisse des milliers de clichés dont les 50000 réalisés en Bretagne.

Victoire et moi avons vraiment été touchées par la manière si sensible et respectueuse dont Madeleine de Sinéty rend compte de la vie des habitants de Poilley. Ses photos ne correspondent pas à des instants volés mais à de véritables moment de partage. J’aurais aimé pouvoir me plonger dans son journal intime car les extraits que j’ai pu lire sont d’une grande poésie.

Nous quittons à regret l’univers de Madeleine de Sinéty pour aller découvrir la collection d’Elton John et de son mari David Furnish. Nous faisons le grand écart entre les photos de la photographe française et celles qu’Elton John et David Furnish ont fait le choix d’acquérir. Elles représentent des corps d’hommes en noir et blanc. En creux, elles racontent les combats menés par la communauté homosexuelle pour faire valoir ses droits. Les collectionneurs sont également très sensibles au photo-journalisme. S’ils s’intéressent à la mode, ils savent affronter la violence du monde. Dans une salle, je reste un très long moment devant une photo prise par Susan Meiselas en 1971. La photo-journaliste américaine particulièrement connue pour ses reportages sur la révolution et les questions relatives aux droits de l’homme en Amérique latine se représente assise sur un fauteuil pieds nus sur du parquet, jambes croisées et les doigts de la main droite se refermant sur ceux de la main gauche. On ne voit pas son buste et le haut de ses jambes. Son visage, son buste et ses membres sont flous comme s’ils allaient s’évanouir. Elle se tient là dans cette présence-absence que j’ai souvent décrite dans mes chroniques. Elle est tel le souvenir d’un être cher décédé qui nous échappe petit à petit tout en conservant une place privilégiée dans notre quotidien. J’ai toujours trouvé que les objets conservaient en eux la trace indélébile de ceux qui les utilisaient. Si je devais écrire un livre sur le deuil, cette photo en serait une merveilleuse illustration.

Avant de rejoindre Céleste chez ma soeur, Victoire et moi marchons jusqu’à la boutique du Palais des Thés de la rue Tronchet. Sur le trottoir à l’ombre de l’église de la Madeleine, un homme dort. Cette vision me révolte. Deux tuk-tuk font le tour de la place. A leur bord, des Américaines aux longs cheveux blonds chantant à tue-tête. Pour elles, c’est une évidence: Hemingway avait raison: Paris est une fête. Un verre à la terrasse chez Rita, une délicieuse salade concoctée par Céleste, l’opus 3 des aventures d’Enola Holmes et cette journée s’achève.

Dimanche, c’est à onze heures que nous retrouvons Céleste devant l’entrée de la fondation Cartier. Cet espace dédié à l’art contemporain a quitté la rive gauche et, boulevard Raspail, un lieu que j’aimais beaucoup car il était entouré d’arbres. Par ailleurs, son jardin contenait plus de 240 espèces de plantes et fleurs sauvages. Avec ou sans les filles, j’y suis souvent allée. Je conserve de beaux souvenirs d’une exposition retraçant l’histoire de la peinture au Congo des années 20 à l’époque moderne, d’une autre consacrée aux arbres avec les dessins de Francis Hallé, des toiles immenses de Daniel Hirst représentant des cerisiers et aussi de celles de l’artiste aborigène Sally Gabori. La fondation Cartier a investi ce qui était autrefois le Louvre des antiquaires et où, étudiante, j’ai travaillé comme hôtesse d’accueil. Je passais de longues heures assise à un immense bureau dans un hall à espérer que des touristes viendraient me poser des questions et rompre ma solitude et mon ennui.

Les filles et moi ne sommes pas sensibles à cet immense espace de béton et de verre. La végétation manque cruellement et mon coeur se serre à la vue de la sculpture de Nini la chatte d’Agnès Varda semblant observer les visiteurs depuis le tronc d’un arbre dont subsistent quelques racines. Nous retrouvons des oeuvres que nous connaissions déjà. Celles que nous découvrons ne nous touchent pas. Comme si souvent dés lors qu’il est question d’art contemporain, le travail des artistes est décrit avec un vocabulaire aussi prétentieux qu’abscons. Nous sommes si loin de la sensibilité de Madeleine de Sinéty dont le regard parle au coeur, touche l’âme.

Un déjeuner à une terrasse à l’angle de la rue de Buci et de la rue de Seine, la recherche non aboutie de tongs par Céleste et nous sommes chez ma soeur. Victoire part rejoindre l’un de ses amis. Mathieu et elle se sont connus à Reims. Quand Victoire était à Rabat, Mathieu était aux Philippines. Fatigué par ses études, il envisage, quand il aura terminé son master 2, de repartir en Asie et de devenir instructeur de plongée.

Nous devions aller voir le dessin animé In waves mais toutes les séances sont complètes. En cet épisode de chaleur intense, les salles de cinéma servent de refuge aux Parisiens. Je profite pleinement de cette dernière soirée avec les filles. Plus le temps va passer et moins il sera facile de partager de tels moments de complicité.

Lundi, nous apprenons que la forêt de Fontainbleau est la proie des flammes. Sur terre comme dans les airs, pompiers et pilotes se battent contre deux incendies dont nous saurons bientôt qu’ils sont d’origine criminelle. Dans le train, tous les portables se mettent à sonner en même temps. Nous recevons un message nous informant que des bombardiers survolent la zone. Le soir venu, je n’arrive pas à trouver le sommeil. La forêt de Fontainebleau est un lieu unique en Europe. Je vais y marcher depuis que je suis étudiante. Cette forêt est magique: le temps y est aboli et on s’attendrait à voir surgir derrière des rochers des dinosaures. Je songe à toute cette vie qui va être réduite en cendres. Je pense aux animaux, les grands comme les petits; ceux qui vivent sous la terre, dans les arbres. Des centaines de bénévoles attendent le feu vert des autorités pour se porter au secours des animaux blessés.

Maintenant, le feu est fixé mais, de notre vivant, nous ne reverrons jamais la forêt comme nous l’avons connue. C’est toute notre terre qui brûle: au Canada, en Espagne, dans d’autres régions françaises. Nous attendions les étés avec impatience. Désormais, nous allons les redouter. Je continue d’être au nombre de celles et de ceux qui pensent qu’il ne faut pas se résigner face au réchauffement climatique, qu’il est encore possible d’unir nos forces pour que notre si belle planète ne devienne pas un enfer. N’oublions jamais l’histoire du colibri que Pierre Rabhi n’a eu de cesse de rappeler. Ci joint, un lien pour se la remémorer:

https://www.youtube.com/watch?v=nQ9fCekVr8o

A très bientôt,

Anne-Lorraine Guillou-Brunner

Annelo

Une vocation pour l'enseignement pratiqué à l'Université, la passion de la transmission, un attachement viscéral à Paris, un amour des mots, de la correspondance, plus de douze déménagements depuis ma naissance, un tour du monde d'un an sur un mode sportif, une nature très joyeuse avec des accès de mélancolie soudains, une thèse de droit privé non achevée sur le don humain après une gestation de plus de huit ans, trois enfants, une incapacité à accepter les académismes, un esprit trop libre pour entrer dans les cases, un besoin d'engagement citoyen fort, la pratique du vélo tous les matins avec Fantôme, notre berger australien, une approche contemplative de la nature et une volonté, dans la droite file d'Alain, de laisser, en moi, l'enfant déployer ses ailes. Sophrologue analyste et pédagogique depuis huit ans. Un récit de nouvelles "Maintenant qu'on est là" publié en 2014.

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Chronique d’une escapade estivale à Paris