Il est dix-sept heures trente quand l’avion s’élève au-dessus de l’aéroport de Rabat. En fin de matinée, dans l’une des ruelles de la casbah, j’ai suivi des yeux notre fille cadette qui partait prendre un taxi pour rejoindre le campus situé à vingt minutes en dehors de la ville. Elle marchait d’un pas assuré, portant sur les épaules ses deux grands sacs aux ventres gonflés. Ses cheveux brillaient dans les rayons du soleil. Elle ne s’était pas retournée. J’ai revu la petite fille sportive, déterminée, imaginant, dans le jardin, des parcours d’agility pour Fantôme, cherchant à faire tenir de nombreuses barrettes dans sa chevelure fine, prenant soin de ses poupons, remettant régulièrement en ordre les livres dans les étagères de la bibliothèque pour enfants. Je me suis rappelée ce lit en bois que nous lui avions offert dans une boutique à Saint-Véran et ce jour où elle m’avait demandé de laver et de repasser tous les vêtements de ses poupées et les avait, ensuite, méticuleusement rangés dans un carton sur lequel elle avait inscrit son prénom. Celui-ci dort dans le grenier de la bonne et vieille maison de Pont avec le lit en bois rapporté du Queyras. Un jour, si Victoire a une fille, cette dernière sera heureuse de découvrir les trésors de sa maman. Après que Victoire a tourné à gauche et que j’ai cessé de la voir, je me suis dit que le temps passait vraiment vite et que c’était un sentiment étrange de repartir en France en laissant l’un de ses enfants à l’étranger.

Dans l’avion plein à craquer, dés que le soleil a disparu, les nombreux passagers musulmans ont pu rompre le jeûne. Ils ont sorti des petites bouteilles d’eau et de quoi se restaurer. Tout au long de notre séjour, quand nous déjeunions dans des restaurants, je pensais à celles et à ceux qui préparaient nos plats et nous les servaient sans rien avoir bu ou avalé depuis le lever du jour. Cette année, le Carême et le Ramadan ont commencé presque le même jour. Cela ne s’était pas produit depuis 1863. Victoire est allée à la messe du mercredi des cendres à la cathédrale Saint-Pierre. Dans son homélie, le prêtre a évoqué ce temps de pénitence commun aux croyants. J’ai lu qu’en France, des repas du soir unissant chrétiens et musulmans s’organisaient.

C’était mon troisième séjour au Maroc. En 1994, j’étais partie avec un groupe d’amis. Mon premier grand voyage imaginé sur le mode d’un road trip. Nous avions atterri à Marrakech où nous avions été visiter la maison Majorelle, nous perdre dans le souk, bu un verre à la terrasse du café de France donnant sur la place Jemaa el-Fna tout à la fois cirque ambulant et cour des miracles,  traversé le Haut Atlas, découvert la magie du désert depuis les dunes d’or de Merzouga, rêvé sur la plage du Marabout de Mirleft en contemplant l’océan, dormi comme des pachas dans une incroyable maison à Taghazout, marché dans les rues de Zagora. Je me rappelle encore, à Merzouga, cette femme âgée trop fardée qui s’affichait au bras d’un jeune homme aussi fin qu’effacé qu’elle présentait comme son neveu mais qui partageait sa chambre. Nous dînions dans l’hôtel sorti du sable par Michel, un ancien officier français devenu instituteur avant de faire le choix d’accueillir des voyageurs dans le désert. Il nous avait raconté avoir été le premier à construire à Merzouga et l’énergie dépensée pour obtenir l’accès à l’électricité. Toutes les semaines, il faisait l’aller/retour jusqu’à Casablanca pour acheter des fromages. J’avais rapporté, pour notre grand-mère, une petite boîte en bois de citronnier trouvée dans un atelier à Essaouira et un bracelet obtenu à un très bon prix car je n’avais presque plus d’argent.

La deuxième fois que je suis allée au Maroc, c’était avec Stéphane et c’était notre premier voyage ensemble. Nos aventures avaient commencé à Marrakech. Je crois me rappeler que nous avions dormi chez un ami de sa soeur avec lequel elle avait sympathisé à Genève. Je ne conduisais toujours pas si bien que Stéphane avait absorbé toute la fatigue des longs trajets. Nous avions traversé l’Atlas jusqu’à Ouarzazate, marché dans la vallée du Dadès, merveilleusement bien dormi sous une tente portant le nom d’un hôtel de luxe, retrouvé par hasard, à Taghazout, la si jolie maison dans laquelle j’avais déjà séjourné avec mes amis, eu plaisir à déambuler dans les rues d’Essaouira, admiré le ciel piqué d’étoiles depuis l’une des chambres de la Gazelle d’Or à Tarroudant (en basse saison, les hôtels pratiquent des tarifs accessibles), marché dans des gorges profondes, respiré les odeurs des épices dans les souks, croqué dans des cornes de gazelle encore chaudes. Dans un village, des enfants avaient jeté des pierres sur nous et sur la voiture car nous ne leur avions pas donné assez de dirhams. C’était l’époque où les participants du Paris-Dakar traversaient le pays distribuant sur leur passage cahiers, crayons et friandises.

Tandis que Stéphane faisait des photos, je sortais mon cahier et décrivais ce qui m’entourait. Nous étions restés un long moment dans le port d’Essaouira. Des hommes réparaient et repeignaient les coques de bateaux sur cale. Des pêcheurs triaient les poissons, d’autres reprisaient les mailles de filets bleus. Des goélands volaient au-dessus des fortifications de Vauban.

Ce nouveau séjour marocain est lié à notre cadette qui étudie à l’Université Mohamed VI depuis la fin du mois d’août. Le campus est strictement réservé aux étudiants et à tous ceux qui y travaillent. Nous ne serons donc pas autorisés à découvrir l’endroit où vit Victoire. Le jour de notre arrivée, elle nous rejoint directement dans l’appartement situé près de la casbah et de la médina. C’est avec émotion que j’ouvre la porte sur notre fille si épanouie. Le ciel est tout bleu. Le soleil est revenu après que le Nord du Maroc a été endeuillé par des inondations très importantes. Dans certaines régions, il n’avait pratiquement pas plu depuis dix ans. Plus de 1400000 personnes ont été évacuées et l’état de catastrophe naturelle a été déclaré pour les quatre régions les plus touchées par les pluies torrentielles. Les rives du Gharb et du Loukkos, deux fleuves débouchant dans l’Atlantique et irriguant les quatre provinces, figurent parmi les zones agricoles les plus importantes du pays. Elles abritent de grandes exploitations de céréales, des élevages de bétail et des cultures de fruits rouges, légumes et betteraves à sucre destinées à l’export.

Victoire qui a commencé à apprendre le darija nous sert de guide dans Rabat: découverte de la casbah des Oudaïa toute blanche dont la porte d’entée en pierre ocre est magnifiquement sculptée et du sommet de laquelle on bénéficie d’une vue imprenable sur l’océan atlantique, déambulation dans les ruelles de la médina où, avant la prière précédant la rupture du jeûne, tous les commerçants ferment leurs échoppes pour les rouvrir plus tard.

Le lendemain matin, nous allons visiter le site archéologique de Chellah situé sur la rive gauche du fleuve Bouregreg. Les ruines témoignent de l’existence de l’ancienne cité de Sala. Nous découvrons des tombeaux, des thermes, un bassin de pierres dans l’eau duquel vivent des anguilles et des tortues. Le minaret a conservé en partie son décor polychrome. La nature, très présente, apporte fraîcheur et sérénité. Les cigognes sont nombreuses à avoir élu domicile à Chellah. Elles installent leurs nids volumineux au-dessus des minarets, dans les arbres, sur les remparts. A intervalles réguliers, elles offrent aux visiteurs un concert de claquettes avec leurs becs.

Après la visite du site antique, nous rejoignons Victoire et Louis au bord de la plage. Dans une boutique, ils vont louer des planches de surf et des combinaisons. Nous les regardons entrer dans l’océan et prendre les premières vagues. Des jeunes jouent au ballon ou discutent assis sur des chaises en plastique vert. Je respire à pleins poumons l’odeur de l’iode. Je me laisse aller à la joie de ce changement de décor et à ce séjour en famille. Nous aurions aimé que notre aînée nous accompagne mais elle ne pouvait pas se libérer.

Le lendemain, c’est une grande route qui nous attend pour gagner Tanger, trait d’union entre deux continents et deux mers, ville ayant nourri l’imaginaire de nombreux écrivains et réalisateurs. J’avais oublié que c’est à Tanger que Tintin fait la connaissance du capitaine Haddock dans Le crabe aux pinces d’or. Sur le chemin, nous nous arrêtons à Moullay-Bousselham qui doit son nom à un célèbre marabout sur la tombe duquel les Marocains viennent se recueillir. Nous descendons jusqu’à la plage qui s’étend à perte de vue. A notre gauche une grande  dune et la lagune qui abrite de nombreuses colonies d’oiseaux migrateurs. Le vent est chaud. De belles vagues viennent mourir sur le rivage et le décorer de coquillages. Les pêcheurs rentrent à bord de barques colorées. Un chien dort à côté d’une tente de fortune. Nous déjeunons sur la terrasse d’un restaurant surplombant la mer. Accueil charmant, fruits de mer et poissons d’une fraîcheur exceptionnelle.

Trop courte étape à Tanger qui s’est construite sur les pentes d’une colline plongeant dans les eaux du détroit de Gibraltar. Nous séjournons dans la médina. L’appartement situé au dernier étage d’une vieille maison est décoré avec beaucoup de goût. Les fenêtres du salon offrent une vue imprenable sur la ville comme la terrasse sur laquelle nous assistons au coucher du soleil. Il règne à Tanger une atmosphère très particulière, un air de fête auquel s’ajoutent une lumière magique et la douceur de l’air marin.

Il est facile de comprendre pourquoi tant d’écrivains et d’artistes ont succombé à son charme: Delacroix, Matisse, Bacon, Paul Morand, Tennessee Williams, Roland Barthes, Pasolini, Beckett, Bowles ou encore Burroughs. L’un des écrivains ayant marqué mes années étudiantes y a vu le jour: Tahar Ben Jelloun. Tanger offre une particularité étonnante: on peut se baigner le matin dans la Méditerranée et l’après-midi dans l’Atlantique. Il est trop tard pour le musée de l’âne que j’avais très envie de visiter depuis que Victoire y avait été avec ses amis. Un musée qui rend hommage à un animal trop longtemps malaimé et peu considéré quand il est plus intelligent que le cheval et accompagne l’homme dans son quotidien depuis l’Antiquité. Récemment, Michel Pastoureau a tenu à lui rendre hommage dans son dernier livre: L’âne, une histoire culturelle.

Après la rupture du jeûne, la médina s’offre une seconde vie, une impression de grandes vacances: les familles ressortent, les enfants jouent au ballon dans les ruelles, le commerce reprend. Des tables sont dressées sur les places. Le lendemain matin, nous allons prendre le petit déjeuner face à l’océan. De l’autre côté du détroit de Gibraltar apparaît la côte espagnole. De nombreux cargos filent sur la mer. Ils avancent en procession. Il est déjà l’heure de partir pour Tétouan. Nous ne verrons pas le cap Spartel et les grottes d’Hercule. Nous ne longerons pas la route côtière offrant un accès à de grandes criques.

Tétouan est l’ancienne capitale du protectorat espagnol. On pourrait se croire en Andalousie. Les maisons ont des façades blanches. Elles sont décorées de mosaïques et ornées de balcons de fer ouvragés. Nous prenons le temps de nous perdre dans le dédale de la médina, les cinq sens en éveil. En fin de journée, nous nous offrons un thé sur la terrasse d’un restaurant. Nous dominons la ville, les maisons avec ses terrasses sur lesquelles sèchent le linge. Les rayons d’un soleil doré illuminent les montagnes. Comme à Tanger, à la nuit tombée, les cafés sont pleins. Les conversations vont bon train. Le lendemain matin, nous n’entendons pas le tabbal frapper son tambour pour réveiller la population ou le muezzin appeler à la première prière du jour mais les cloches de l’église Notre-Dame-des-Victoires située sur la place

Tétouan s’éloigne. Nous roulons en direction de Chefchaouen. A 600 mètres d’altitude, la ville est nichée entre deux montagnes en forme de cornes. Nous nous garons sur les hauteurs de la ville dont les maisons sont accrochées à flanc de coteau. Les habitations sont petites et blanches. On les croirait taillées dans des blocs de craie.

Les pas de porte et les linteaux des fenêtres sont peints en bleu. C’est toute une gamme de bleus qui s’offre à la vue des visiteurs. Cela va du bleu le plus profond au bleu ciel en passant par un bleu tirant sur le mauve.

Comme dans toutes les villes marocaines, les chats sont partout: sur le capot d’une voiture, la scelle d’un scooter, le dessus d’un sac de gravats, sous un étal de fruits, étendus de tout leur long sur une marche au soleil. S’ils n’ont pas toujours une famille deux pattes attitrée, ils sont nourris et soignés par les habitants. L’ambiance est particulièrement agréable à Chefchaouen.

Le lendemain de notre arrivée, nous avons pour projet de marcher jusqu’aux cascades d’Akchour. Le point de départ est à trente minutes en voiture. Presque personne sur le parking. Un homme vient à notre rencontre nous proposant de nous guider sur le chemin. Il insiste sur le fait que, depuis les intempéries, il est devenu difficile, voire impossible d’atteindre les plus grandes cascades. Nous le remercions pour cette information et nous nous engageons sur le chemin qui suit la rivière. L’eau est cristalline. Aux beaux jours, il est possible de se baigner dans les piscines naturelles. La température est très agréable. Au premier passage à guet, les blocs permettant de passer au-dessus de la rivière ont été endommagés. Nous nous déchaussons et avançons dans l’eau très fraîche. Le courant est fort. Un peu plus loin, à nouveau, il faut se déchausser. Finalement, nous décidons de marcher pieds nus sur le sentier. Les passages de la rivière sont de plus en plus périlleux, le courant puissant et le niveau de l’eau atteint le haut de nos cuisses. Nous ne verrons pas les grandes cascades. Nous nous arrêtons au soleil pour pique-niquer.Victoire, Stéphane et Louis s’immergent dans l’eau douce d’une piscine. Je n’en suis pas capable! Sur le chemin du retour, la lumière du soleil rougit encore davantage les flancs de la montagne. Un macaque de Barbarie nous observe depuis la branche d’un arbre.

En regagnant Chefchaouen, nous avons le temps d’aller guetter les derniers rayons du soleil depuis la terrasse. Un chat roux et blanc fuit à notre approche. Stéphane et Louis trient des photos. Victoire est absorbée dans la lecture d’un livre de Mona Chollet Réinventer l’amour.

Mercredi matin, nous tirons nos valises jusqu’à la voiture. Nous arrivons à Fès en fin de matinée. Nous logeons dans l’une des ailes d’un très beau riad situé dans la médina. Fès a été fondée au IXe siècle. Elle est devenue la capitale du royaume au XIIIe et au XIVe siècles. Fès est constituée de trois villes. Nous nous concentrons sur la cité médiévale la plus ancienne du monde musulman. La médina est classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO comme celle de Tétouan. Fès a abrité la première des grandes universités, avant Bologne, Paris ou Oxford. Elle est la capitale culturelle du Maroc.

La médina est un véritable labyrinthe et un bazar incroyable: tapis, couvertures, poteries, plateaux et lampes en bronze, bijoux, poufs, produits de beauté. Nous découvrons le souk des tanneurs de Chouara, l’une des trois tanneries de la ville. Pour avoir une vue des cuves, nous montons les marches menant à l’une des boutiques proposant à la vente des sacs et des vestes en cuir. Une branche de feuilles de menthe permet de supporter l’odeur qui se dégage des lieux. Les peaux sont rasées, trempées dans des cuves remplies de chaux, d’urine de vache et de sel lavées dans une eau contenant de la fiente de pigeon et teintes à l’aide de colorants le plus souvent naturels. Le curcuma sert à l’obtention du jaune, l’indigo du bleu, la menthe du vert, les coquelicots du rouge. Enfin, elles sont tannées et étendues au soleil. En cette période de Ramadan, l’activité tourne au ralenti.

La médina regorge de mosquées, de medersa et de petites places. C’est dommage que la mosquée des Kairouanais ne se visite pas. Elle a été fondée par une femme au IXe siècle, Fatma Bent Mohammed el Feheri. Elle abrita l’une des plus grandes universités de l’Islam. Son minaret est le plus ancien du monde musulman.

A Meknès, le lendemain, nous visitons le musée national de la musique Dar Jamaï. Nous sommes plongés dans l’univers fascinant de la musique marocaine, au sein d’un somptueux palais hispano-mauresque du XIXe siècle. Sa riche collection d’instruments traditionnels met en lumière la diversité des styles musicaux du pays, des chants andalous aux rythmes amazighs et soufis. Le jardin andalou est très agréable.

Pour notre dernière nuit à Rabat, nous retrouvons le charme de la casbah avec ses ruelles et ses maisons blanches. A la nuit tombée, la plage est pleine de vie. Amis et familles ont dressé des tables et discutent les pieds dans le sable. Les enfants jouent au ballon. Les visages sont éclairés par les lumières des téléphones portables. Une dernière soirée très joyeuse dans un restaurant donnant sur l’océan.

Quand notre avion se pose sur le tarmac, la nuit est tombée et de belles flaques témoignent d’un récent épisode pluvieux. Le lendemain, nous irons chercher Alto en pension dans sa première famille. Très agité, il lui faudra deux jours pour retrouver ses marques et la joie des promenades. Notre maman se délectera des pâtisseries achetées à Rabat.

Presque deux semaines se sont écoulées depuis notre retour. La nature a explosé. Le prunus nous offre son hanami. Le forsythia cherche à concurrencer le soleil. Les têtes bleues de la glycine sont en passe de se déployer. Stéphane a procédé à la première tonte de l’année. Le printemps frappe à nos portes et à nos fenêtres.

Un très beau mois de mars pour vous toutes et tous!

Anne-Lorraine Guillou-Brunner

 

Annelo

Une vocation pour l'enseignement pratiqué à l'Université, la passion de la transmission, un attachement viscéral à Paris, un amour des mots, de la correspondance, plus de douze déménagements depuis ma naissance, un tour du monde d'un an sur un mode sportif, une nature très joyeuse avec des accès de mélancolie soudains, une thèse de droit privé non achevée sur le don humain après une gestation de plus de huit ans, trois enfants, une incapacité à accepter les académismes, un esprit trop libre pour entrer dans les cases, un besoin d'engagement citoyen fort, la pratique du vélo tous les matins avec Fantôme, notre berger australien, une approche contemplative de la nature et une volonté, dans la droite file d'Alain, de laisser, en moi, l'enfant déployer ses ailes. Sophrologue analyste et pédagogique depuis huit ans. Un récit de nouvelles "Maintenant qu'on est là" publié en 2014.

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